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Voyage précédent : L'Amérique Latine - 2002/2003

Monténégro / Leçon d’euros

3 août 2007

Premier déjeuner au Montenegro, dans un village sur la route de la cote, juste après la frontière.

L’entrée dans un nouveau pays pose toujours la question cruciale "comment reconnaît-on un resto ?", ce qui n’a l’air de rien comme ça, mais qui peut devenir préoccupant, voire occupant des heures dans certains cas. Et un bar, ce n’est pas un resto, on n’y mange pas, ou presque, ou parfois grâce a la mansuétude du patron qui improvise une omelette.
Ici, tout va bien, on repère un vrai resto, vide.
Autre question clef, à quelle heure mangent-ils ? Si nos habitudes ne sont pas les mêmes, c’est un coup à se retrouver toujours entre deux, et finir au sandwich de station service, si il y en a...
Nous voila installés dans un vrai resto ouvert. Et après un bon quart d’heure, on ose demander si il y a une carte. Là encore, rien n’est certain, il pourrait ne pas y en avoir.
Ici, oui, il y a une carte, mais ils n’avaient pas pensé à nous la montrer... Ce n’était pas encore l’heure du repas, en fait.
On choisit donc sur la carte, mais ce n’est pas parce qu’il y a une carte que l’on peut manger tout ce qui est écrit dessus. Après avoir enlevé tout ce qu’il n’y a pas, le plat du jour, absent de la carte, et fortement recommandé, c’est à dire unique, c’est Gulash. Bien. Et il y a de l’eau. Encore mieux. Nous sommes donc sauvés pour cette fois.

Nous continuons à prendre nos repères. Comme nous n’avons pas encore d’argent local, le Dinar, nous avons mémorisé le taux de change donné par le Lonely Planet.
"Vous acceptez les euros ?" demande t-on dans un allemand de cauchemar, parce qu’il est rapidement paru évident que c’est notre meilleur dialecte commun à ce moment précis.
- "On n’accepte même que ça" répond le serveur avec un sourire limite narquois.
- "Ha, ha", rigolons nous jaune cette bonne blague, un rien surpris... Pour apprendre un peu plus tard que le pays fonctionne à l’euro depuis qu’ils ont abandonné logiquement le Deutsch Mark, en 2001, toujours au nez et a la barbe de leur frères ennemis serbes....
Même malaise que quand on avait trouvé des euros partout en Slovénie et innocemment demandé depuis quand ils étaient passés à l’euros... 6 mois et plus la moindre trace de double affichage, nous avaient appris nos voisins de camping (avec qui on arrosait leur installation réussie sur l’emplacement de parking de nos motos, déplacées en leur honneur).

Petit score en connaissance de l’Europe...