Tetière photo paysage
Voyage précédent : L'Amérique Latine - 2002/2003

Iran / Geôleries - Partie 1 - Privés de désert

28 octobre 2007
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Tout a commencé par une envie de paysages plus sauvages et plus spectaculaires que la route de la côte caspienne, plutôt décevante et ennuyeuse, à peine égayée par une double interview pour la presse locale à Nowshar.
Repasser la chaine de montagnes vers l’intérieur du pays avait commencé à nous aérer malgré une étape mouvementée en chemin à Firutzku où, arrivés de nuit dans cette petite ville sans hôtel, nous avions finalement été logés par la police locale.

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Basés ensuite deux nuits à Semnan pour une étape technique : lessive, email et repos,
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le nez sur la carte et dans le guide il nous semble bien qu’une belle route directe à travers le désert nous mène plein sud dans le milieu du pays, nous évitant la région de Téhéran, bref nous tende les roues. Notre fidèle guide Lonely Planet indique aussi un hébergement possible à la sortie du désert et sur la carte touristique fournie par l’hôtel il semble même que la route soit goudronnée, ce qui faute de nous ravir nous rassure sur le fait qu’elle ne devrait pas être interdite car en Iran les petites routes sympathiques ont parait-il une fâcheuse tendance à se trouver dans ce genre de zones.

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Notre décision est prise. Le lendemain, on décolle donc le plus tôt possible. Juste le temps de faire les bagages, de préparer la réserve de 12l d’eau, de dire au revoir au gentil serveur kurde [photo], d’acheter du pain frais, de récupérer la bulle du truc en réparation dans un petit garage de fibre de verre à l’autre bout de la ville (qui n’a en fait pas encore commencé la réparation [photo]), de faire le plein d’essence, donc la queue à la station, de remplir le bidon supplémentaire en provenance de la cuisine de l’hôtel [photo]. Bref à midi on est prêt, on cherche et on trouve la route, qui part directement de la sortie de la ville, accueillante et sinueuse à souhait. Nous avons aussi prévu suffisamment de nourriture pour improviser un bivouac dans le désert [photo].

Mais après quelques km seulement, un grand panneau écrit en anglais décore le côté droit de la route : « Military area, keep away, any entry are forbiden ». le message est plutôt clair. Pas question d’aller plus loin. [photo]

Le temps d’apprécier le message et de savourer le gout de notre déception et nous voilà repartis en sens inverse, chacun grommelant sous son casque.

Nous voilà sur la grande route, une 2x2 voies en direction de Téhéran, notre programme a pris du plomb dans l’aile…

A environ 70 km de Téhéran nous nous arrêtons pour faire le point et prendre quelques photos des montagnes tout en prenant bien soin d’éviter de photographier les nombreuses mines à ciel ouvert. Nous sommes à la hauteur de Garmsar, dernière petite ville avant les villages.

La carte GPS montre une route qui part de là, longe un lac de sel et rejoint Kashan, de l’autre côté du désert sur sa partie la plus étroite. Tentant. On hésite. Je ne suis pas bien chaud. Improviser en Iran ne me semble pas naturel mais je n’ai rien de mieux à proposer que de suivre les camions sur l’autoroute dont le trafic va s’intensifier en approchant la capitale puis de s’engluer dans des embouteillages sans fin avant de retrouver la route du sud. Lulu est plus motivée pour tenter un dernier essai avant d‘abandonner l’idée de voir le désert et en particulier le désert de sel. Nous décidons de ous approcher et entrons dans Garmsar. Cette petite ville est sale et sinistre, on nous regarde fixement et peu amicalement.

Nous faisons un premier tour un centre ville en cherchant cette route qui peut être n’existe pas. Les intersections sont rares et on longe fialement toujours l’axe principal de la ville, parallèle à l’autoroute. Aucun résultat. On s’éloigne un peu du centre, passant dans un village contigu. Pas mieux. On se trouve entre des champs et des habitations clairsemées, sur des routes ou des chemins qui quadrillent les alentours. Toujours rien de plus. Je suis mal à l’aise dans cette recherche. Nous décidons d’abréger, de retourner au centre ville de Garmsar, de demander à quelqu’un et si ce n’est pas suffisamment probant, d’abandonner et de reprendre la route vers Téhéran. Il est déjà 14h et nous ne sommes pas au bout de nos peines.

A suivre...